
La nouvelle loi football veut sanctionner plus durement les fauteurs de trouble

Le premier axe de la réforme a été le durcissement des sanctions avec une amende minimale qui passe de 250 à 500 euros. Pour les faits de racisme et de xénophobie, l'amende passe de 1.500 à 2.000 euros et les interdictions de stade de 30 mois à 3 ans. Le terme "discrimination" sera également ajouté aux côtés du racisme et de la xénophobie pour condamner tout comportement discriminatoire. L'amende pour les violences physiques passe de 2.000 à 2.500 euros.
Le deuxième axe concerne les contrôles d'accès au stade avec désormais une seule base de données au lieu de trois. Cette base de données rassemblera toutes les interdictions de stade et sera gérée par le SPF Intérieur. Elle permettra aux clubs de vérifier immédiatement l'identité des interdits de stade et leur empêcher l'achat de tickets.
Des contrôles automatisés seront également réalisés avec un système d'authentification digitale qui sera testé au début de l'année 2026 afin de faciliter les contrôles d'accès au stade.
Le troisième et dernier axe est celui de la prévention avec des campagnes de sensibilisation qui seront menées en collaboration entre la Pro League et l'URBSFA.
La nouvelle loi veut encore davantage responsabiliser les clubs qui devront mettre en place une interdiction temporaire dans l'attente d'une sanction administrative ou judiciaire. Les clubs pourront également être tenus responsables du comportement de leurs supporters en déplacement et des mesures pourront être prises contre les clubs qui présentent des manquements en matière de sécurité.



