
Le syndicat néerlandais du cyclisme contacté à propos d'une culture de la peur chez Picnic

Jeroen van Keulen, secrétaire du syndicat (VVBW), a qualifié ces révélations, rendues publiques jeudi par le radiodiffuseur public néerlandais NOS et le podcast cycliste 'In De Waaier', sur la base d'entretiens avec 71 personnes liées à l'équipe, de "signal préoccupant et très clair". "Il appartient désormais à l'équipe de prendre des mesures, sans que je précise pour autant lesquelles", a déclaré Van Keulen.
Selon la NOS et 'In De Waaier', de nombreuses personnes ont quitté Picnic PostNL traumatisées par la culture de la peur qui y régnait et par un environnement de travail jugé dangereux. L'ancien coureur Martijn Tusveld a notamment confié avoir souffert de problèmes de santé mentale liés à ses interactions avec la direction sportive de l'équipe.
Van Keulen a souligné que le témoignage de Tusveld constitue un "fil conducteur" parmi les signalements reçus par le syndicat. "Et cela ne concerne pas seulement des coureurs rapidement écartés de l'équipe; cela touche aussi certains noms plus importants."
Picnic PostNL a fait savoir qu'elle apporterait une réponse ultérieurement.
L'équipe néerlandaise, qui évolue au niveau WorldTour, traverse une saison 2026 très difficile, n'ayant décroché que trois victoires à ce jour. Il a fallu attendre mard, lors du Tour du Guangxi, pour que le sprinteur néerlandais Frits Biesterbos offre à l'équipe son premier succès WorldTour de l'année.



