
Superligue - La justice espagnole confirme en appel "l'abus de position dominante de l'UEFA"

"L'UEFA et la FIFA ont abusé de leur position dominante (...) en s'attribuant le pouvoir discrétionnaire d'interdire la participation des clubs européens à des compétitions alternatives", estiment les magistrats dans un document judiciaire confirmant une décision du tribunal de commerce de Madrid en 2024, qui s'appuyait sur un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) de 2023.
La portée de cette décision est cependant incertaine puisqu'elle sanctionne les règles de l'UEFA en vigueur en 2021 et qu'elles ont été modifiées l'année suivante.
"Cette décision ne remet pas en cause les règles d'autorisation actuelles de l'UEFA, adoptées en 2022 et mises à jour en 2024, qui restent pleinement en vigueur. Ces règles garantissent que toute compétition transfrontalière est évaluée selon des critères objectifs, transparents, non discriminatoires et proportionnés", réagit l'UEFA.
Le promoteur du projet, A22 Sports Management, a "salué" ce troisième jugement consécutif considérant le "monopole" de l'UEFA comme "illégal" au regard du droit européen. "En abusant de son monopole et en empêchant de nouvelles initiatives, l'UEFA a causé de graves préjudices à de nombreux clubs, joueurs et autres parties prenantes à travers l'Europe", a déclaré Bernd Reichart, directeur général d'A22 Sports.
Ce jugement est célébré comme une nouvelle victoire par le Real Madrid, l'un des derniers clubs soutenant le projet de Superligue. Vainqueur de 15 Ligues des Champions, le club madrilène explique dans un communiqué avoir eu "de nombreuses conversations avec l'UEFA pour trouver des solutions", sans parvenir à trouver de compromis pour une "gouvernance plus transparente" et un modèle de "retransmission gratuite" et accessible au niveau mondial.



